
L’acompte dynamique constitue-t-il la solution contre les montants d’acompte trop élevés?
Le montant d’acompte de nombreux ménages ne correspond pas à leurs coûts énergétiques réels. Ceci pourrait résulter en un décompte final excessif ou en des acomptes beaucoup trop élevés au contraire. Afin d’ajuster le montant d’acompte en fonction des coûts de consommation réels, Elindus, un fournisseur d’énergie destiné aux entreprises, propose un montant d’acompte dynamique. Comment fonctionne-t-il et quel est son potentiel pour le marché des consommateurs?
Récemment, Test Achats a reçu des dizaines de plaintes relatives à des factures de décompte particulièrement élevées. Dans certains cas, elles s’élevaient même à plus de 10.000 euros. Cette pilule amère résultait de la conclusion d’un contrat plus coûteux selon lequel les clients n’avaient pas ajusté leur acompte. En revanche, de nombreux ménages ont pu récupérer un montant considérable via leur facture finale. Ils venaient d’ajuster leur acompte à la hausse durant la crise énergétique, mais ne l’ont pas rajusté à la baisse lorsque les prix ont baissé à nouveau. Bien que ceci semble une bonne nouvelle, ils ont en fait ‘accordé un prêt’ à leur fournisseur d’énergie entretemps. Afin de mettre un terme à ce phénomène, le gouvernement oblige désormais les fournisseurs d’énergie à revoir le montant d’acompte 4 fois par an.
Une sensibilisation accrue
Pour que l’acompte corresponde mieux à la réalité, Elindus propose un acompte dynamique aux entreprises. Klaas Vankeersbilck, responsable du marketing, nous fournit des explications à ce sujet: «Sur base des données antérieures ou – si elles ne sont pas disponibles – des volumes estimés, nous estimons l’acompte pour le mois suivant. A cet effet, nous nous basons sur les prix du marché du mois précédent, de sorte que la volatilité la plus récente soit prise en compte. Ainsi, les clients ne doivent pas constamment demander eux-mêmes une révision et les acomptes correspondent mieux aux coûts de consommation réels.» Selon Vankeersbilck, ce modèle peut également être appliqué pour les consommateurs. «En principe, il peut être appliqué pour les consommateurs disposant d’un compteur digital ou d’un compteur analogique. Toutefois, il est évident que ceci fonctionne mieux dans le contexte d’un compteur digital, parce que nous disposons de données plus précises pour effectuer les calculs dans ce cas. En outre, pour les consommateurs, l’impact sera le suivant: l’acompte sera beaucoup plus élevé en hiver qu’en été suite à une consommation plus élevée et peut-être aussi aux prix de l’énergie plus élevés quoique je ne considère pas ceci comme une mauvaise affaire. Au contraire, ceci mène à une sensibilisation accrue étant donné que les clients seront immédiatement confrontés à l’éventuel impact de leur consommation sur leur facture énergétique.»
L’alternative?
Les consommateurs peuvent déjà opter pour un décompte mensuel. Dans ce cas, l’acompte est supprimé et vous devrez payer votre consommation du mois précédent au début du mois suivant. Ce système est fort comparable au décompte de votre opérateur télécom. Bien que cette formule gagne en popularité, seul un nombre limité de consommateurs optent pour un décompte mensuel. [cta_box color= »blue »]
A lire également sur notre blog

En près de 30 ans, la classe énergétique a connu de nombreuses évolutions de présentation, de classification et de variantes. De l…

Le compteur intelligent, un sujet qui fait débat. Si certains l’encensent pour son exactitude et ses fonctionnalités automatisées …

Le variant Omicron du coronavirus se propage très rapidement. Toutefois, le risque d'infection est encore toujours plus faible à l…

La Belgique produit plus d'énergie renouvelable que jamais. Vous souhaitez vous abonner à l'électricité verte d'origine belge? Com…